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 Agnès et Clé font du Shakespeare

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Daezur

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Messages : 183
Date d'inscription : 08/05/2015

MessageSujet: Agnès et Clé font du Shakespeare   Mar 10 Nov - 2:20


Texte original tiré de la pièce "Roméo et Juliette" :
 





[13:23] Rosencrantz: Avant toute chose, laissez-moi planter le décor et les circonstances autour de la pièce.
Vous allez jouer une scène de “Roméo et Juliette”, plus exactement la toute première rencontre entre Roméo et Juliette, c'est-à-dire qu'il ne s'étaient jamais vus auparavant. La scène se déroule chez une fête organisé par les Capulet, la famille de Juliette. Roméo, qui appartient à une famille rivale, les Montaigu, arrive à cette fête pour se distraire l'esprit et apercevra la belle Juliette ; c'est alors ce que nous pourrions appeler le coup de foudre et il tâchera de l'approcher. Il faut savoir qu'à l'époque ou a été écrite la pièce, il y a quatre siècles - sur un autre plan -, l'amour courtois entre jeunes gens employait les métaphores religieuses ; ainsi, si un jeune homme pouvait approcher une demoiselle et commencer par la métaphore et, si cette dernière n'était point intéressée, elle faisait mine de ne point comprendre, sauvegardant ainsi l'honneur du soupirant, qui n'aura pas essuyé un refus direct.

[13:24] Rosencrantz: Enfin, pour que l'exercice porte ses fruits, j'attire votre attention sur la diligence à employer dans l'interprétation ; c'est-à-dire que, pour pleinement apprécier ce moment, il va falloir prendre sur soi et devenir quelqu'un d'autre. Aussi, pour que la reproduction atteigne le but, il faut Impérativement faire chaque geste préconisé. Souvenez-vous, vous êtes à un bal de famille, à une époque où l'on emploie les métaphore religieuses comme langage de cour, et une jeune femme - Juliette - vous fait tant d'effet par sa simple vue que vous allez l'aborder *sourit*
Bien ! Je vous laisse lire – mademoiselle Agnès, vous jouez Roméo ; mademoiselle Clé, vous jouez Juliette.

[13:32] Agnès hoche la tête pendant qu'il lui explique, tout en lisant le début. Ca a pas l'air sorcier.

[13:32] Clé attend donc qu'Agnès commence après s'être mise dans la peau du personnage...

[13:33] Rosencrantz: Vous commencez dès que vous le sentez, mademoiselle Agnès *a une posture attentiste - et Clé attend aussi -, pour subtilement encourager la blonde demoiselle à se lancer*

[13:38] Agnès jette un coup d'oeil vers sa Juliette, tentant de se mettre dans la peau du personnage. Elle voit qu'ils attendent... elle les fait attendre encore un peu... Elle a le traque ! c'est bête. Mais elle va essayer de prendre sur elle, fermant les yeux une seconde. On respire et on se lance. Elle vient prendre délicatement la main de dame Clé et lui dit "Si j’ai profané avec mon indigne main cette châsse sacrée, je suis prêt à une douce pénitence" Elle s'arrête un instant pour relire, comme elle a déjà oublié la suite, puis reprend "permettez à mes lèvres, comme à deux pèlerins rougissants, d’effacer ce grossier attouchement par un tendre baiser." Elle essaie de rester concentrée dans le personnage, mais ne peut s'empêcher de sourire en coin. Quelque chose l'amuse

[13:41] Clé s'est également composé un visage... elle tente de prendre un air plus doux, plus avenant, voire même candide et surpris... Elle fait mine de faire quelques pas, s'imaginant déambuler dans un jardin décoré pour la fête quand elle voit arriver ce jeune homme charmant qui saisit sa main pour la saluer courtoisement... elle a du mal à le quitter du regard mais elle glissera malgré tout un coup d'oeil timide aux alentours pour juger des témoins potentiels de la scène: "Bon pèlerin, vous êtes trop sévère pour votre main qui n’a fait preuve en ceci que d’une respectueuse dévotion. Les saintes mêmes ont des mains qui peuvent toucher les mains des pèlerins ; et cette étreinte est un pieux baiser." encourageant d'un regard le jeune homme à poursuivre son flirt des temps anciens et l'actrice à rester dans son rôle...

[13:41] Rosencrantz: *plongé dans un silence fasciné, aussi impliqué dans la scène que le sont les deux actrices*

[13:46] Agnès jette à nouveau un coup d'oeil au texte pour pas se tromper. La réplique qu'elle lit la fait légèrement sourire. Elle poursuit, la main de clé toujours dans la sienne et son propre pouce lui caressant les doigts avec une tendresse toute naturelle. " Les saintes n’ont-elles pas des lèvres, et les pèlerins aussi ?" La réplique lui est servie avec un sourire charmeur et un sourcil qui se lève un peu coquin.

[13:48] Clé papillonne des yeux comme elle imaginerait bien une demoiselle de la haute un peu alanguie le faire et lui souffle doucement pour lui signifier qu'elle n'est pas contre une aventure... mais tout en gardant dans l'échange la distance dictée par les convenances: "Oui, pèlerin, des lèvres vouées à la prière." humidifiant lesdites lèvres d'une petite langue rose et timide...

[13:49] Rosencrantz: *se ravise in extremis de se mordiller la lèvre, n'émettant pas le moindre son ou mouvement de peur de perturber ce superbe spectacle*

[13:54] Agnès a un regard tendre bien à elle face au jeu de sa partenaire. Elle est mignonne tout plein quand elle papillonne comme ça. "Oh ! alors, chère sainte, que les lèvres fassent ce que font les mains. Elles te prient ; exauce-les, de peur que leur foi ne se change en désespoir." Le ton y est suave et délicat, quoiqu'on la devine un peu distraite. Elle connait la suite de la pièce et commence à se demander s'il va vraiment falloir faire ça

[13:56] Clé prend une inspiration qui se veut vibrante d'une émotion ingénue quand elle sent qu'il lui demande la permission de l'embrasser... et avec un sourire chaste et frais, elle exauce son désir muet d'un "Les saintes restent immobiles, tout en exauçant les prières." prononcé tout bas, juste pour lui... et l'actrice est absolument capable de jouer le jeu, fixant sa partenaire avec un petit air de défi en la regardant préparer sa réplique...

[13:57] Rosencrantz: *"Les saintes restent immobiles, tout en exauçant les prières.", les réplique est si innocente et audacieuse à la fois qu’elle fait frissonner jusqu’à son petit coeur à lui. Il demeure immobile, captivé par la pièce autant que les deux qui s’émancipent*

[14:09] Agnès ce dit encore une fois, devant le regard de dame Clé, qu'elle ne va surement pas y couper. C'est qu'elle joue plutôt bien en plus, on s'y croirait presque. Et plus les mots sont prononcer bas, plus elle a envie de tendre d'écouter de se rapprocher même. Elle réduit la distance sans même avoir à y penser. Et ainsi plus proche, le volume de sa voix s'accorde au siens, pas tout à fait un murmure, mais pas très loin " Restez donc immobile, tandis que je recueillerai l’effet de ma prière." Et là, il y a comme un temps d'arrêt. Mais c'est pas pourtant pas à elle d'être immobile ! Il faut qu'elle s'active un peu, même si elle sait qu'on la regarde. Ces yeux dévie un instant sur le côté, mais pas jusqu'au bout, non. Car si jamais elle le regarde, le spectateur, elle a bien peur de ne plus y arriver. Alors il ne faut pas trop y penser, fermer les yeux et sauter dans l'abime peu importe la reception à l'arriver. Elle pose ses lèvres sur celles de dame Clé et l'embrasse comme s'il n'y avait qu'elle, comme si c'était vrai, comme une amoureuse. Et quand elle a fini, elle reprend ses esprits, jette un oeil au texte et "Vos lèvres ont efflaché le péché des miennes." aurait-elle bafouillé ? Elle rougit un peu mais fera comme si personne n'vait rien vu

[14:15] Clé reste parfaitement dans le rôle et se laisse donc aller à ce baiser de cinéma, l'accompagnant même du soupir ému de pucelle comme le voudrait la convenance, sa main toujours dans la sienne, les yeux plongés dans ceux de son amour naissant, jouant le jeu tellement à la perfection que l'on hésiterait à la croire vraiment débutante... et elle lui murmure pour lui oter la crainte qu'il ne l'ait forcée et lui exprimer son désir partagé: "Mes lèvres ont gardé pour elles le péché qu’elles ont pris des vôtres." et elle lance un regard vers Roméo, relevant un sourcil comme pour lui dire "pas mal uhm?"

[14:16] Rosencrantz: *il y a longtemps, bien longtemps, dans un plan lointain, très lointain, Romeo Rosencrantz était un adolescent humain de quinze ans qui se paluchait seul dans son lit, le soir. Le vampire d’aujourd’hui a l’impression de renouer avec cet antique reliquat de son être ; c’était comme si, à la vue des deux femmes s’embrassant du fait de son initiative et d’un peu de hasard, son alter égo adolescent lui glissait un “Bien joué, mon gros.” avant de redoubler d’ardeur. Mais on ne voit rien sur sa mine silencieuse et attentive, sinon les yeux un peu foufou - et il connait la suite*

[14:24] Agnès voit le regard de dame Clé partir vers le spectateur. Sa lui file comme un petit coup stresse, elle même n'osant pas le regarder là maintenant, pendant que lui les regarde. Sinon, c'est sûr, pour elle c'est foutu. Il faut qu'elle s'agrippe au personnage et n'en sorte pas, où elle risque encore de cafouiller sur le texte. Alors elle enchaine en se décalant très légèrement sur le côté pour être bien face à elle, recapter son attention et la garder. C'est SA Juliette ! "Vous avez pris le péché de mes lèvres ? Ô reproche charmant ! Alors rendez-moi MON péché." Oui elle a un peu insisté sur le pronom possessif, sans être certaine que c'était bien approprié à la pièce. Ca ne fait rien. Et comme elle sait que la scène arrive à sa fin, elle laisse tomber le texte pour saisir sa partenaire par la taille, l'attirant vers elle afin de l'embrasser encore, sans hésiter cette fois, avec un peu plus fougue

[14:32] Clé n'avait pas ce détail sur son texte et n'avait pas du tout prévu ce second baiser qui la surprend complètement du coup. Elle laissera même échapper un petit couinement impromptu quand la blonde la chope avec autant de fougue... elle mettra quelques secondes à se reprendre, et réprimer le fou rire naissant... Elle retrouvera donc son serieux et la suite du manuscrit auquel elle jette un dernier regard parce qu'elle a oublié la chute... il fallait dire aussi pour sa décharge que dans son monde à elle, à partir de ce moment là du flirt, on parlait beaucoup moins en fait... elle retrouve donc le fil et termine dramatiquement avant que la nourrice ne vienne les interrompre et terminer ainsi la scène: "Vous avez l’art des baisers." la voix tremblante d'une candeur factice...

[14:34] Agnès roule des yeux devant l'air hilare de dame Clé. Elle se mord l'intérieur de la joue pour ne pas rire non plus. Puis elle baisse un peu la tête pour qu'on voit moins qu'elle pique un fard.

[14:35] Rosencrantz: *souffle plus qu'il ne parle* ... Et ainsi finit cette petite représentation théâtrale improvisée *il y a un air de satisfaction vibrante dans sa voix et de la chaleur à l'égard des deux actrices* Vous étiez parfaites. Toutes les deux.

(edit : merci à Emeline pour les photos)


Dernière édition par Daezur le Mar 10 Nov - 13:59, édité 2 fois
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Shadiya Shaära

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Messages : 355
Date d'inscription : 11/05/2015

MessageSujet: Re: Agnès et Clé font du Shakespeare   Mar 10 Nov - 9:52

Joli log ! La suite ? Very Happy

(edit : De rien, c'est toujours un plaisir !)
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